Le néologisme "E-Discovery" est un anglicisme que plusieurs francophones utilisent malgré tout. Il a été traduit pour la première fois par l'expression "administration de la preuve électronique" dans la version française des [[http://www.lexum.org/e-discovery/documents/LesPrincipesdeSedonaCanada200801.pdf|Principes de Sedona Canada]] (PDF). Cette traduction est inspirée du droit civil Québécois et plus particulièrement, du titre V du [[http://www.canlii.org/fr/qc/legis/lois/lrq-c-c-25/derniere/lrq-c-c-25.html|Code de procédure civile]] qui traite de la procédure liée à l'interrogatoire et à la production documentaire, deux étapes incluses dans la notion d'"e-discovery" en Common Law. D'ailleurs, le droit civil Québécois se prête particulièrement bien à une francisation de l'"e-discovery" puisque, contrairement au droit civil continental, il a intégré nombre de principes de Common Law. Pensons à l'interrogatoire préalable, à l'engagement de confidentialité ("deemed undertaking"), à l'obligation de préservation, à la notion de pertinence et son corollaire, l'expédition de pêche.